L’Allemagne et le Danemark ont signé un accord lors du Sommet de la mer du Nord à Hambourg portant sur le développement conjoint du projet Bornholm Energy Island. Cette infrastructure éolienne offshore affiche une capacité de 3 GW et raccordera sa production aux réseaux nationaux danois et allemand. Selon la Commission européenne, il s’agit du premier projet de ce type à transformer l’énergie éolienne offshore en ressource partagée à l’échelle européenne.
Un financement européen conséquent
Le projet bénéficie d’une subvention de 645 M€ accordée par le Connecting Europe Facility (Mécanisme pour l’interconnexion en Europe), l’instrument financier de l’Union européenne dédié aux infrastructures transfrontalières. Classé parmi les projets d’intérêt commun (PCI), Bornholm Energy Island figure parmi les priorités de la Commission pour répondre aux enjeux d’interconnexion énergétique en Europe. Cette classification facilite l’accès aux financements et accélère les procédures administratives.
L’accord constitue une première concrétisation de l’initiative Energy Highways, présentée dans le cadre du European Grids Package publié en décembre 2025. La Commission européenne indique qu’elle accompagnera les deux parties dans la mise en œuvre rapide du projet. Selon l’institution, cette infrastructure contribuerait à garantir un approvisionnement énergétique sûr et abordable sur le continent.
Une ambition régionale pour la mer Baltique
D’après la Commission, le projet pourrait servir de modèle pour de futures installations offshore dans l’Union européenne. La mer Baltique deviendrait ainsi un hub énergétique offshore, selon les ambitions affichées par Bruxelles. Dan Jørgensen, commissaire européen à l’Énergie et au Logement, qualifie Bornholm Energy Island d’exemple de coopération européenne en matière d’énergies renouvelables.
Le commissaire souligne que ce projet s’inscrit dans une stratégie d’indépendance énergétique face aux combustibles fossiles. Selon lui, le développement de l’éolien offshore permettrait de réduire les coûts pour les consommateurs européens tout en renforçant la compétitivité industrielle. Cette annonce intervient dans un contexte géopolitique que la Commission qualifie de turbulent, sans plus de précisions.
Prochaines étapes du projet
La Commission européenne n’a pas communiqué de calendrier détaillé pour la mise en service de l’infrastructure. Les modalités techniques de raccordement aux deux réseaux nationaux restent à définir. Le montant total du projet, au-delà de la subvention européenne, n’a pas été précisé dans l’accord rendu public.
